
Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes.
Pièce de théâtre suivie d’une discussion en compagnie des comédiennes et de l’autrice.
Que reste-t-il après l’emprise ? De la musique, un touché, une odeur, un goût sur le bout de la langue… mais avant tout, une blessure profonde qui ne parvient pas à cicatriser. Cette blessure a pour but de retentir dans le cœur de chacun.e, de démontrer les vices des relations idéalisées entre professeur et élève. Entre tourments personnels et jugement social, comment retrouver sa dignité alors même qu’on a été souillée, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur ? Que reste-t-il du moi après le viol ? Comment vivre avec cette culpabilité, entre dégoût de l’autre et dégoût de soi ? Exposer mes tripes, être dans la transparence la plus sincère pour montrer toute la pourriture en moi, la jeter en pâture sous le regard du public : voilà mon but. Aller au-delà de la question du “Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?”, pour arriver à “Qu’est-ce qui ne va pas chez vous ?”. Cette pièce s’inscrit également dans la continuité des combats contre les violences sexistes et sexuelles : elle montre que les victimes ne sont pas seules et que la culpabilité que nous ressentons n’est pas illégitime mais provient d’un endroit sombre et enfoui en chacun de nous.
Mise en scène : Myriam Livernaux
Durée : 1h